C'est amusant de voir comme certains artistes vous marquent plus que d'autres... Fary fait partie de cette première catégorie, pour plusieurs raissons. J'ai
découvert Fary comme probablement beaucoup de monde au JCC, le Jamel
Comedy Club. Il y avait proposé quelques sketchs très différents de ce
que j'y avais vu avant.
Ses thèmes pouvaient être les mêmes que ceux habituellement entendus au JCC, mais la manière de les aborder cassait
les codes. Plus smart, plus élégant, plus posé... Un débit très particulier avec
cette diction un peu hachée mais à la fois, curieusement, presque mélodique. L'opposé du style mitraillette et grands cris auquel on est
habitués (et que je ne renie pas car cela me fait toujours marrer) dans
le stand-up. A tel point que j'ai classé Fary dans une catégorie de "stand-up intelligent". Ça ne veut rien dire, je sais... Mais après tout, j'ai lu quelque part qu'il préférait qu'on parle de lui en tant qu’humoriste plutôt qu'en tant que spécialiste du stand-up.
En attendant, d'aller le découvrir sur scène, j'ai fait comme beaucoup de gens, j'ai regardé des extraits de son spectacle sur Youtube. J'ai trouvé amusante sa propension à l'égotrip quand il évoque son style vestimentaire, résolument différent des sempiternels t-shirt-blanc + chemise en jean ou chemise noir + veste noire. Je suis assez fan de ctette originalité !
Et puis à force de regarder des vidéos sur internet, j'ai découvert la mini polémique dont Fary a été victime il y a déjà un moment (en 2010), dans On Ne Demande Qu'A en Rire (à revoir en partie ici).
J'ai ressenti, si ce n'est une certaine injustice, en tous cas une incompréhension face à la violence de la critique, voire même, de ce qu'on peut appeler une agression. Et j'ai encore plus aimé le personnage... Je pense même que c'est ce qui m'a décidée à enfin m'activer et prendre mes billets pour son spectacle, Fary Is The New Black.
Je devais aller voir Fary au Bataclan le 22 novembre. Mais sont arrivés les tragiques évènements que l'on connait.
Je devais aller voir Fary au Bataclan le 22 novembre. Mais sont arrivés les tragiques évènements que l'on connait.
Finalement,
Fary a été reprogrammé très rapidement à Bobino (coïncidence étonnante quand on
sait que je l'y attendais lors de Bobino fête ses 40ans).
L'ambiance était un peu particulière. Comme beaucoup peut-être, je n'ai pas pu m'empêcher de jeter un œil inquiet, parfois, aux différentes points d'accès du théâtre, avec la crainte de voir débarquer quelqu'un... Alors même que je savais que le risque était franchement faible, voire proche de zéro en termes de probabilité.
L'ambiance était un peu particulière. Comme beaucoup peut-être, je n'ai pas pu m'empêcher de jeter un œil inquiet, parfois, aux différentes points d'accès du théâtre, avec la crainte de voir débarquer quelqu'un... Alors même que je savais que le risque était franchement faible, voire proche de zéro en termes de probabilité.
Heureusement, ce qui se passait sur scène était captivant et a pris le dessus.
Nous avons eu le droit à deux premières parties, avec Jason Brokerss et Lenny Harvey...
Le 1er est d'ailleurs co-auteur du spectacle de
Fary. J'y ai d'ailleurs retrouvé quelques similitudes dans le style. Il a abordé les sujets liés à l'immigration de manière plutôt intéressante.
Quant à Lenny Harvey, sa manière de traiter les relations hommes-femmes était hilarante. Les deux m'ont donné envie d'aller les découvrir plus longtemps sur scène.
Quant à Lenny Harvey, sa manière de traiter les relations hommes-femmes était hilarante. Les deux m'ont donné envie d'aller les découvrir plus longtemps sur scène.
Je pense qu'on aurait déjà pu ne l'applaudir que pour ça. Et c'est probablement ce que l'on a fait ! Au départ...
Car on s'est vite laissés embarquer dans le délire mélodique Fary-ien, dans sa vision pertinente des situations et thèmes de la vie quotidienne : les relations humaines, la mode, l'homosexualité, Paris, le Cap-Vert, les leggings... et même de l'IPhone 6 !