Pour mon 1er article après cette longue pause de plus d'un an, je voulais commencer avec une destination qui m'a faite une très forte impression.
Je me suis laissée envouter par cette île celte, pleine de surprises, une joie de dépaysement.
Nous avons passé une merveilleuse semaine avec l'Incroyable à sillonner les routes irlandaises en juin dernier. Je suis allée d'étonnement en étonnement à chaque kilomètre parcouru, depuis Dublin jusqu'au Connemara, en passant par Cork, Kinsale, Dingle ou encore Galway...
Notre itinéraire
Je ne m'attendais pas à une telle variété de paysages, à de tels environnements, à des plages à perte de vue, des falaises à couper le souffle... Avec un élément clef qui a changé la physionomie du séjour... Un soleil de dingue et 25°C de moyenne qui nous ont accompagnés durant les 3/4 du séjour. Une chance, si l'on en croit les propriétaires de B&B que nous avons rencontrés !
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Étape 1. Aéroport de Dublin - Rock of Cashel - Cork
Si je commence par le commencement, en atterrissant à Dublin, nous avons loué une voiture (ou plutôt un petit pot de yaourt à la fraise) et pris la route, à gauche (!) directement pour Cork. On craignait d'oublier de rouler du bon côté de la route en bons Français que nous sommes. La location d'une voiture à boîte automatique diminuait déjà l'inconfort : pas besoin de chercher à tout bout de champ son levier de vitesse !
Et il s'est avéré que les petits rappels étaient quand même assez réguliers tout au long de la route : "Ici on roule à gauche". On ne pouvait pas se tromper. C'était d'ailleurs un des 1ers messages informatifs à l'aéroport en arrivant, dès l'affichage dans les toilettes !
Voilà une adresse toute fraîche de brunch parisien !
L'HÔTEL RENAISSANCE, qui a ouvert ses chambres portes il n'y a même pas 2 mois à quelques pas de La Place de la fronde République, propose une formule brunch qui m'a agréablement surprise. Le premier mot qui me vient à l'esprit en y repensant c'est "généreux"! En effet, en plus des classiques boisson chaude + jus de fruit frais + viennoiseries + plat salé + dessert, le Renaissance propose aussi un menu entrée + plat + dessert. Oui, oui. Du coup, cela prête à confusion, on a l'impression de ne rien comprendre à la carte. Et pourtant, tout y est: entrée, plat, dessert, viennoiseries, tartines avec un choix de confitures et pâtes à tartiner originales, granola & son fromage blanc, minestrone de fruits frais... Et même du jambon de pays en amuse-bouche... Alléchant !
Les 72h à Ho Chi Minh City avaient une saveur particulière, car
nous y rejoignions des amis qui y vivent depuis près de 3 ans. Je savais
que j'y verrais un Saïgon d'insider, avec des endroits plus (ou tout
autant) fréquentés par des locaux que par des expats.
Et je ne me suis pas trompée !
Mes
amis et moi partageons l'amour de la bonne bouffe, aussi avons-nous
commencé notre découverte de HCMC par un dîner au très joli et sans
chichi restaurant CUC QUAC QUAN, dans le District 1, aka centre-ville de
Saïgon. Le lieu était très joli, un peu chic, dans le sens où la déco s'apparentait à ce qu'on pourrait imaginer du milieu du XXème siècle au Vietnam, avec vieux transistors, belle stables en bois, petite cour intérieure avec sa petite mare, des lampions... L'atmosphère était très agréable, et certainement embellie aussi par nos retrouvailles avec nos amis.
Honnêtement, je serais incapable de redire tout ce qu'on a mangé. Il y avait des nems, du bœuf, du porc, du riz sauté, des légumes, de la soupe... Quand tu vois la tête du menu, déjà, tu te dis que tu as de quoi faire.
Le Menu / pavé / botin
Et en définitive, je me souviens d'un plat moche, très moche, et proportionnellement aussi (super) bon qu'il était laid. C'était à base d’œufs durs et de porc cuit pendant des heures ... Tellement fondant ! Une petite tuerie culinaire.
Pour le reste, il n'y pas 36 solutions pour s'en sortir avec ce menu-botin... En l'absence de super potes comme les miens, le mieux est de demander conseil aux serveurs.
- Jour2 -
Le plus prolifique côté food ! Au déjeuner, nous avons goûté des spécialités vietnamiennes à QUAN NAM GIAO, à deux pas du Ben Thanh Market, le marché de nuit. Il y a toujours une petite appréhension quand on goûte un nouveau plat, une saveur et une texture que l'on ne connait pas. Les plats que l'on a goûté ce jour-là m'ont fait cet effet-là. Mais encore une fois, bonne pioche, tout ce qu'on a goûté était délicieux... Hormis peut-être la sauce à la pâte d'arachide, qui n'a jamais été mon truc !
Je suis forcément partisane de mettre en valeur les symboles de la culture africaine. Avec le style de Joseph, je suis servie.
L'association des influences culturelles mixtes est très bien dosé, entre la tunique en wax et les attributs plus occidentaux et urbains du jean slim, des boots et du sac à dos en cuir. Ce qui marche particulièrement bien dans la tenue de Joseph, c'est qu'une seule pièce permet de donner un ton particulier à l'ensemble du look. Une pièce forte.
J'ai toujours (eu) du mal à trouver un resto convenable dans le quartier
d'Opéra. C'est pourtant un endroit où j'aime aller au cinéma le soir, après avoir fait un tour dans les Grands Magasins... Et puis c'est assez central, et donc facile d'accès pour tout le monde. Mais honnêtement, j'ai souvent trouvé que l'offre de restaurants y était déprimante : des franchises moyennes ou des restaurants soit hors de prix soit dont le service n'est pas suffisamment souple pour s'accorder avec l'agenda bousculé d'une soirée au cinéma... Difficile de trouver un juste milieu.
Jusqu'à ce que je découvre il y a peu le HANOI CÀ PHÉ.
Quelle bonne surprise. Un cadre agréable, un peu trendy, qui m'a un peu rappelée le Tokyo Eat, café du Palais de Tokyo, une carte healthy avec des plats qui font envie (stop au Mc Do), une bonne ambiance et un service éclair. Que demande le peuple ?
Je dois dire qu'au début, et au vu de l'emplacement du Cà Phé, j'étais sceptique... Je voyais déjà la prétendue cantine vietnamienne un peu trendy mais où les produits viennent tout droit de chez je ne sais quel fournisseur en surgelés.
Eh bien j'ai fait fausse route.
J'ai choisi le Saté Bun, bo bun à la viande de bœuf Label Rouge et sauce saté et nems de légumes. Je n'ai pas regretté !
Comme vous avez dû l'apercevoir sur les réseaux
sociaux, je suis allée voir dernièrement l'exposition photos de Seydou Keïta au Grand
Palais ; une jolie parenthèse dépaysante, en noir & blanc.
Seydou Keïta
est un photographe qui a vraiment marqué son époque. Il a révélé aux yeux de tous le Bamako de la fin des années 50, et en particulier
la jeunesse de l'époque. Son travail est comme un témoignage des tendances adoptées par la population, en particulier au niveau du style vestimentaire et des coiffures... Ce qui laisse d'ailleurs transparaître l'évolution de la société bamakoise : l'envie de modernité, l'ouverture sur la culture U.S et occidentale de manière générale, le respect malgré tout des traditions....
J'aurais pu passer des heures à scruter les clichés à la recherche de détails du quotidien qui ont marqué ce temps-là, comme marques de cicatrices sur le bras (probablement dues aux vaccins), les scarifications tribales, les accessoires signes de richesse extérieure...
Le
photographe était un adepte des portraits, qu'il a révolutionnés en
proposant à ces clients & modèles de poser de trois-quart et en les prenant en diagonale, de façon à les magnifier.
Chaque portrait est travaillé, structuré. Rien n'était laissé au hasard, d'autant plus que Seydou Keïta ne prenait qu'un seul et unique cliché de ses clients. Il valait donc mieux que ce soit le bon ! Parfois le photographe forçait même une position de main, un regard ou une expression.
Plusieurs salles se
succèdent dans cette aile du Grand Palais, avec des portraits tirés en
très grand format, mais également une salle où des centaines de petits tirages
originaux "vintages" se retrouvent exposés à la curiosité des visiteurs.
Je
n'ai pu m'empêcher de noter certains des cadres "faits main" en papier qui rendent d'autant plus touchantes les photographies car elles démontrent l'envie de rendre ces photos (et leurs modèles) belles quoi qu'il arrive. Et quel système
D.! Ce que tu ne trouves pas (dans les magasins, sur les marchés), c'est
simple, fabrique-le !
Signe d'un autre temps encore, certains tirages présentés ont été re-colorisés à l'époque, avec plus ou moins de brio d'ailleurs.
C'est amusant de voir comme certains artistes vous marquent plus que d'autres... Fary fait partie de cette première catégorie, pour plusieurs raissons. J'ai
découvert Fary comme probablement beaucoup de monde au JCC, le Jamel
Comedy Club. Il y avait proposé quelques sketchs très différents de ce
que j'y avais vu avant.
Ses thèmes pouvaient être les mêmes que ceux habituellement entendus au JCC, mais la manière de les aborder cassait
les codes. Plus smart, plus élégant, plus posé... Un débit très particulier avec
cette diction un peu hachée mais à la fois, curieusement, presque mélodique. L'opposé du style mitraillette et grands cris auquel on est
habitués (et que je ne renie pas car cela me fait toujours marrer) dans
le stand-up. A tel point que j'ai classé Fary dans une catégorie de "stand-up intelligent". Ça ne veut rien dire, je sais... Mais après tout, j'ai lu quelque part qu'il préférait qu'on parle de lui en tant qu’humoriste plutôt qu'en tant que spécialiste du stand-up.
En attendant, d'aller le découvrir sur scène, j'ai fait comme beaucoup de gens, j'ai regardé des extraits de son spectacle sur Youtube. J'ai trouvé amusante sa propension à l'égotrip quand il évoque son style vestimentaire, résolument différent des sempiternels t-shirt-blanc + chemise en jean ou chemise noir + veste noire. Je suis assez fan de ctette originalité !
Et puis à force de regarder des vidéos sur internet, j'ai découvert la mini polémique dont Fary a été victime il y a déjà un moment (en 2010), dans On Ne Demande Qu'A en Rire (à revoir en partie ici).
J'ai ressenti, si ce n'est une certaine injustice, en tous cas une incompréhension face à la violence de la critique, voire même, de ce qu'on peut appeler une agression. Et j'ai encore plus aimé le personnage... Je pense même que c'est ce qui m'a décidée à enfin m'activer et prendre mes billets pour son spectacle, Fary Is The New Black.
Je devais aller voir Fary au Bataclan le 22 novembre. Mais sont arrivés les tragiques évènements que l'on connait.
Finalement,
Fary a été reprogrammé très rapidement à Bobino (coïncidence étonnante quand on
sait que je l'y attendais lors de Bobino fête ses 40ans).
L'ambiance
était un peu particulière. Comme beaucoup peut-être, je n'ai pas pu
m'empêcher de jeter un œil inquiet, parfois, aux différentes points d'accès du
théâtre, avec la crainte de voir débarquer quelqu'un... Alors même
que je savais que le risque était franchement faible, voire proche de
zéro en termes de probabilité.
Heureusement, ce qui se passait sur scène était captivant et a pris le dessus.
Nous avons eu le droit à deux premières parties, avec Jason Brokerss et Lenny Harvey...
Le 1er est d'ailleurs co-auteur du spectacle de
Fary. J'y ai d'ailleurs retrouvé quelques similitudes dans le style. Il a abordé les sujets liés à l'immigration de manière plutôt intéressante.
Quant à Lenny Harvey, sa manière de traiter les relations hommes-femmes était hilarante. Les deux m'ont donné envie d'aller les découvrir plus longtemps sur scène.
Et puis Fary est arrivé, avec sa dégaine de ninja-hispter-rasta-chic...
Je pense qu'on aurait déjà pu ne l'applaudir que pour ça. Et c'est probablement ce que l'on a fait ! Au départ...
Car on s'est vite laissés embarquer dans le délire mélodique Fary-ien, dans sa vision pertinente des situations et thèmes de la vie quotidienne : les relations humaines, la mode, l'homosexualité, Paris, le Cap-Vert, les leggings... et même de l'IPhone 6 !
J'ai adoré la simplicité de son look avec des pièces à la limite du boyish et des détails très féminins pour équilibrer. Tout est dans les accessoires disait Hortense Cortez*
Anastasie les a fait fonctionner Du coup, la parka militaire fourrée s'accompagne d'un sac Le Tanneur chic façon porte-documents très dame...
Un béret rouge booste l'ensemble preppy du pull et du pantalon bleu marine.
Je n'étais pas retournée dans ce joli endroit depuis un certain (très joli) mariage il y a 3 ans...
On
se baladait dans Montmartre avec l'Incroyable lorsqu'on a commencé à
avoir une petite faim. Et comme de par hasard, nous étions à deux pas de l'Hôtel Particulier. Alors on s'est
dit... "Pourquoi pas?!". Sans compter que, coup de bol, ils venaient d'avoir des
désistements. Nous avons donc pu nous installer à une table tranquille à
l'étage.
A ce propos, si le temps ne vous permet pas de
manger dehors et de profiter du joli jardinet anglais de l'Hôtel, demandez plutôt une table du côté du bar le Très Particulier et son jardin d'hiver, avec sa superbe véranda ! Le
cadre y est encore plus joli !
La formule brunch se compose un peu comme un menu bistronomique en plusieurs (cinq pour être précise) plats.
Ce sont les tartines et les pâtisseries qui ouvrent le bal. Le scone thé matcha & chocolat blanc est vraiment délicieux... Une petite tuerie et une découverte pour moi car je crois bien que je n'avais jamais goûté à ces douceurs british. Cette déclinaison était particulièrement bien vue, je me suis régalée (dans ma période pré-gluten-free). C'est certes un peu costaud mais tellement parfait avec un petit thé (Mariages Frères).
Puis on passe à l'entrée/amuse-bouche. ce jour-là, c'est un œuf parfait (cuit à basse température, apparemment le chouchou des bistronomes) qui était servi sur un lit de quinoa, avec du bacon en couvre-chef. Le tout accompagné d'un velouté potimarron et châtaigne. J'ai trouvé assez original de proposer une soupe dans un brunch, surtout quand on n'est pas sur une carte estampillée "healthy & bio"...
Voilà une étape que je suis ravie de ne pas avoir sautée...
Décider de passer 3 jours sur l'île de Phu Quoc sur un total de 15 jours seulement de voyage au Vietnam, peut sembler être un choix étonnant. C'est vrai qu'il y a tellement de choses à voir dans ce pays... Nous n'avons pas poussé notre route au Nord jusqu'à Sapa et ses rizières en plateau... Nous n'avons pas non plus navigué sur les eaux du Mékong... Et nous ne sommes pas allés découvrir l'héritage historique de Hué.. Mais nous avons décidé de mouler profiter d'une intermède détente et luxe à Phu Quoc. Phu Quoc est une île vietnamienne située dans le golfe de la Thailande, au Sud du Cambodge. C'est un endroit qui a été endroit géo-politiquement très convoité par les pays environnants. La région est un important producteur de perles, de poivre, mais également de la fameuse sauce Nuoc Mam. On y reviendra. Pour moi, la pause par Phu Quoc était vraiment un "real treat"; si je mets de côté la boulette de Vietnam Airlines qui a décalé notre vol et grâce à qui, au
lieu de passer la fin d'après-midi au bord de cette piscine et de cette plage magnifiques, nous
avons passé tout l'après-midi dans le merveilleux aéroport de vols
domestiques de Ho-Chi Minh.
Heureusement
qu'il y avait (j'ai honte de le dire, mais je le dis quand même) un
Burger King et Popeyes Louisiana Kitchen (un équivalent de KFC mais en plus
clean) pour patienter #junkfood.
Arrivée
à l'hôtel, je me suis dit que ce qu'on nous montrait parfois à la télé était
vrai. Des vues comme celles-là existent, et pas que sur les jolies pages de AD Magazine ou Elle Déco...
Il
faut dire aussi que nous nous sommes fait plaisir en descendant dans le
superbe Salinda Resort (merci la basse saison qui les a conduit à faire
de fortes promos). Et nous n'avons pas regretté notre choix.
Le
staff était à l'écoute, les lieux étaient somptueux, la chambre très
confortable, le petit-dèj était une régalade de tous les instants et le
spa tout simplement excellent.